Pierrick Berteloot – Député du Nord

Question écrite Révision de la réforme d'entrée dans les études de santé

J’ai demandé au ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention, de se pencher sur une incohérence majeure de la réforme des études en santé. Lancée en 2020 dans le cadre de la lutte contre les déserts médicaux anticipés d’ici 2030-2035, la réforme d’entrée dans les études en santé (REES) a pris la décision de supprimer le numerus clausus.

Désormais, les étudiants aspirant à des études médicales doivent choisir entre le PASS (Parcours accès santé spécifique) et la LAS (Licence avec option accès santé). Toutefois, cette suppression du numerus clausus, remplacé par le numerus apertus, ne semble pas avoir abouti à une réelle augmentation du nombre de places offertes dans les filières médicales. Dans certaines universités, comme à la faculté de Lille, le numerus apertus a même été réduit de 10 places pour l’année à venir. Cette situation soulève une question fondamentale sur les moyens alloués aux filières médicales et sur la capacité du système de santé français à former suffisamment de médecins pour répondre aux besoins du pays. Il est difficile de comprendre comment devenir médecin dans un pays où l’accès aux études de santé est drastiquement restreint en raison de contraintes budgétaires. Cette réalité contraint de nombreux jeunes étudiants brillants à voir leur vocation brisée ou à envisager des études à l’étranger. Dans son discours de politique générale du 30 janvier 2023, le Premier ministre n’a pas abordé cette problématique cruciale. Le recours au recrutement de médecins dans des pays voisins pour pallier les manques du système de santé français ne semble pas être une solution durable, mais plutôt un pansement sur une blessure béante. Investir dans la jeunesse et favoriser la formation de médecins sur le territoire national devrait être une priorité absolue.

Il est impératif de revoir cette réforme afin de garantir l’accès équitable aux études de santé et de prévenir l’émergence de nouveaux déserts médicaux en France ou à l’étranger.

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